À l’École des drones de l’armée française, le combattant du futur s’entraîne à piloter la « munition » de demain
« Gouverne vérifiée, cellule optronique rentrée, prêt au décollage », s’époumone un jeune stagiaire en treillis. Le DT 46 de la PME toulousaine Delair vrombit et s’élève à l’horizontale au-dessus des pistes d’atterrissage d’une ancienne base de l’US Air Force. La formation à ce drone de renseignement et d’observation — et potentiellement de guidage des tirs du canon Caesar — peut commencer malgré l’épaisse brume matinale.
Créée à l’été 2023, l’École des Drones (EDD) de l’armée de terre a pris racine sur la base de Chaumont-Semoutiers (Haute-Marne) du 61e régiment d’artillerie, l’unité historique — depuis les années 1960 — des aéronefs télépilotés. Voulue par les plus haut gradés, elle répond à un besoin de « droniser » des forces armées.

