Sous pression politique après le choc de l'affaire Lyhanna, le Premier ministre Sébastien Lecornu a proposé de nouvelles mesures pénales qui pourraient être ajoutées au projet de loi de protection de l'enfance, qui sera examiné en juillet. « Insuffisant » pour la députée écologiste Sabrina Sebaihi, qui juge « qu'alourdir les peines » des prédateurs sexuels « n'est pas la priorité », mais qu'il faut urgemment adopter et mettre en œuvre « la loi intégrale contre les violences faites aux enfants et aux femmes ». Un plan à 3 milliards d'euros, « le prix pour agir efficacement », plaide Sabrina Sebaihi, qui souligne « le devoir moral que nous avons vis-à-vis des femmes et des enfants qui ont eu le courage de dénoncer leurs agresseurs ».