Déjà utilisés dans la guerre en Ukraine, des drones iraniens Mohajer-6 déployés au Venezuela pour contrer d’éventuels bateaux américains

Jan 4, 2026 - 07:01
Déjà utilisés dans la guerre en Ukraine, des drones iraniens Mohajer-6 déployés au Venezuela pour contrer d’éventuels bateaux américains

La capture de Nicolás Maduro et de sa femme Cilia Flores par les États-Unis a fait monter la tension d’un cran au Venezuela. Caracas dénonce une « très grave agression militaire » et « appelle toutes les forces sociales et politiques du pays à activer les plans de mobilisation ». Mais le torchon brûle depuis plusieurs années déjà entre les deux pays, qui ont eu le temps de plancher sur une stratégie militaire.

Des images datant du 30 décembre ont montré le drone de combat iranien Mohajer-6 au Venezuela, a rapporté le site spécialisé Defense Express vendredi. L’engin, qui peut être piloté à une distance de 200 à 500 km, pourrait avoir été déployé depuis la base aérienne vénézuélienne d’El Libertador, près de Maracay.

Déjà utilisé côté russe dans la guerre en Ukraine, le drone peut emporter jusqu’à quatre missiles ou bombes guidées pouvant frapper avec précision des bateaux ou navires de guerre. Une façon pour le Venezuela de dissuader les États-Unis d’envisager un débarquement américain sur ses côtes.

Transport de bombes et de missiles

Car le Mohajer-6 est puissant. Contrôlé à distance, il possède une autonomie pouvant aller jusqu’à 2 400 km et peut voler pendant 12 heures jusqu’à 200 km/h. « Son altitude de vol est d’environ 5,5 km et sa masse maximale au décollage est d’environ 600 kg », précise Defense Express.

Mohajer-6 peut aussi bien transporter des bombes guidées Qaem-5 que des Qaem-9 à guidage télévisé, capables de frapper des cibles jusqu’à 20 km, voire 40 dans certaines versions. Il peut également embarquer des missiles antichars Almas, d’une portée allant jusqu’à 8 km.

La technologie du Mohajer-6, qui avait été aperçu pour la première fois en 2020 au Venezuela, pourrait depuis avoir été communiquée par l’Iran. Cela aurait permis au Venezuela de faire un assemblage local et de contourner certaines des sanctions visant Téhéran.

Tomas Kauer - News Moderator https://www.tomaskauer.com/