Guerre en Ukraine : « l’un des missiles les plus avancés », qu’est-ce que le système nord-coréen Bulsae-4 utilisé par les Russes ?
C’est un grand pas pour la Corée du Nord… et un petit aussi, par ricochet, pour la Russie. Le dirigeant nord-coréen Kim Jong-un a annoncé son projet d’amélioration et de modernisation des capacités armées de son pays pour 2026. Et c’est bien Moscou, qui se fait livrer plusieurs équipements par le régime d’Asie de l’Est, qui devrait en profiter.
En visite dans une importante usine de munitions, Kim Jong-un a notamment expliqué que la capacité de production actuelle des missiles antichars guidés Bulsae-4 allait être multiplié par 2,5 cette année, dans des propos rapportés par l’agence de presse KCNA.
Un système encore mystérieux
Or, l’armée russe est le principal client de ce système à longue portée, déjà aperçu à plusieurs reprises sur le front en Ukraine. Si l’objectif annoncé de Pyongyang est d’équiper massivement les forces terrestres nord-coréennes de systèmes Bulsae-4 au cours du premier semestre de cette année conformément aux exigences fixées par le ministère de la Défense nationale et l’état-major général de la RPDC, les livraisons à Moscou devraient inévitablement augmenter dans le même temps.
Le Bulsae-4 est considéré comme l’un « des systèmes d’armes antichars les plus avancés au monde » selon l’agence de presse nord-coréenne. Il est censé être l’équivalent du missile israélien Spike-NLOS, avec une portée moindre, autour de 15 km maximum. Compte tenu du mystère entourant l’armement du régime nord-coréen, les spécifications techniques précises du Bulsae-4 restent confidentielles.
On sait simplement que les missiles antichars peuvent être installés sur des véhicules blindés M-2010 à configuration de roues 6×6, observés en juillet 2024, sur le front ukrainien, ou encore sur une plate-forme basée sur un SUV. En plus du Bulsae-4, les unités nord-coréennes ont déjà opéré dans la région russe de Koursk avec une version plus ancienne du système, le Bulsae-2.

