Guerre en Ukraine : une ogive de 200 kg pour « inquiéter Poutine », c’est quoi le missile britannique Nightfall à 920 000 euros ?
Annoncé depuis plusieurs mois, le missile Nightfall va, enfin, voir le jour. Le Royaume-Uni a confirmé sa volonté de développer en 2026 de nouveaux missiles balistiques tactiques qui « renforceront la puissance de feu de l’Ukraine pour se défendre contre la machine de guerre de Vladimir Poutine », selon un communiqué du ministère de la Défense britannique.
« Une Europe sûre a besoin d’une Ukraine forte, explique le ministre de la Défense Luke Pollard. Ces nouveaux missiles britanniques à longue portée maintiendront l’Ukraine dans la lutte et donneront à Poutine un nouveau sujet d’inquiétude. »
« Une frappe puissante et rentable »
Dans le détail, Londres veut fabriquer un missile balistique d’une portée d’au moins 500 km avec une ogive explosive conventionnelle de 200 kg, « conçus pour fonctionner sur des champs de bataille à haut risque présentant de fortes interférences électromagnétiques ». Le tout pour un montant de seulement 920 000 euros par unité.
« Nightfall est destiné à fournir à l’Ukraine une option de frappe à longue portée puissante et rentable, avec des contrôles à l’exportation étrangers minimaux », résume le ministère de la Défense britannique sur son site Internet.
Ces missiles devront disposer de plusieurs capacités : des frappes multiples en succession rapide, rechargeables en quelques minutes, tout en étant lancés depuis des véhicules divers. Le but : permettre aux forces ukrainiennes de « frapper des cibles militaires clés avant que les forces russes ne puissent réagir ».
Pour ce faire, Londres mise sur trois équipes industrielles différentes auxquelles on a attribué chacune un contrat de développement de 10,3 millions d’euros pour concevoir, développer et livrer leurs trois premiers missiles dans un délai de 12 mois en vue de tirs d’essai. Ces derniers doivent également assurer une cadence de production de 10 systèmes par mois.
Si les missiles Nightfall voient le jour, ils pourront également servir de base « aux futurs projets de frappes à longue portée des forces armées nationales », assure le gouvernement britannique.

