Incendie mortel de Crans-Montana : « Toutes les personnes qui ont été impactées peuvent et doivent se déclarer »
Depuis mardi, une myriade d’associations locales contactent les victimes de l’incendie meurtrier de Crans-Montana. « Pour de l’aide juridique, psychologique… » explique Jérôme Moreau le porte-parole de France Victimes, fédération d’associations, habituée à épauler lors d’attentats et de catastrophes. Il invite « toutes les victimes » à se manifester.
Quelle est la situation des victimes françaises ce soir ?
Jérôme Moreau. Ce jeudi soir, parmi les victimes françaises, nous regrettons 9 décès, 24 blessés. Treize sont hospitalisés en France, une en Allemagne, un en Italie, un en Belgique. Deux sont toujours soignés dans les hôpitaux suisses car ils sont intransportables. Six, sont eux, rentrés chez eux.
Les défunts ont-ils tous été restitués à leur famille ?
Certains rapatriements sont encore en cours.
Sans remettre en question le travail des soignants pour ces blessés très graves, n’est-ce pas difficile pour les proches de gérer une hospitalisation à distance ?
Si, il y a une forte demande d’aide des familles pour être au chevet de leurs proches. Quand ils sont à l’étranger mais aussi parce qu’ils sont parfois dans des établissements très éloignés de leur foyer.
Il y a une bonne raison à cela, la France a activé le plan national des grands brûlés dans le cadre de la coopération européenne. Ces blessés très particuliers ont été dispatchés dans les services à travers l’UE. Pour la France, dix-huit lits avaient été proposés, un dix-neuvième patient est accueilli depuis hier. Six victimes étrangères sont donc soignées dans les hôpitaux français.
Ces soins sont partout gratuits comme en France ?
Oui, la Suisse respecte le cadre européen de coordination de santé. Il faut retenir que même si des factures exorbitantes ont été présentées, il n’y a pas d’inquiétude, les soins sont à la fin gratuits.
Avez-vous pu entrer en contact avec toutes les victimes ?
Non. Pour les personnes malheureusement décédées ou hospitalisées, c’est le cas. Mais nous ne nous contentons pas de cette définition très restrictive. Toutes les personnes qui ont été impactées, qui sont sorties du bar sans être prises en charge par les secours par exemple, peuvent et doivent se déclarer. France Victimes est le guichet unique par lequel passer pour une aide légale, médicale, psychologique. Le numéro est le 116 006. Nous les aiderons à porter plainte et à quantifier leur incapacité totale de travail ITT. Nous accompagnons tout le monde ».

