Jean-Luc Mélenchon estime que le peuple vénézuélien doit se défendre « s’il le faut les armes à la main »

Jan 11, 2026 - 07:05
Jean-Luc Mélenchon estime que le peuple vénézuélien doit se défendre « s’il le faut les armes à la main »

Jean-Luc Mélenchon était en déplacement à Lyon (Rhône) ce samedi. Le leader de La France insoumise (LFI) a participé à un rassemblement sur la place Bellecour pour dénoncer l’intervention américaine au Venezuela. Quelques centaines de personnes étaient réunies aux cris notamment de « à bas l’impérialisme américain » et « libérez Maduro ».

Le président vénézuélien a été capturé à Caracas samedi dernier au cours d’une opération menée par des forces spéciales à la demande de Donald Trump. Le chef d’État est notamment poursuivi par la justice américaine pour « narcoterrorisme ».

« Le peuple vénézuélien doit se défendre et, s’il le faut, les armes à la main contre l’invasion nord-américaine, et il faut obtenir de manière conséquente la libération du président Maduro, parce que sinon ça signifie qu’on accepte l’opération qui a été faite », a déclaré Jean-Luc Mélenchon.

La position d’Emmanuel Macron jugée « pitoyable »

L’ex-candidat à l’élection présidentielle a également accusé Emmanuel Macron d’avoir pris « fait et cause d’entrée de jeu pour un tel enlèvement », une position « tout à fait pitoyable » selon lui.

Le président français avait été critiqué, notamment à gauche, pour sa première réaction qui appelait à une « transition pacifique » et « démocratique » au Venezuela. Il avait jugé que le peuple vénézuélien ne pouvait que se « réjouir » d’être « débarrassé » de la « dictature Maduro ».

Deux jours plus tard, Emmanuel Macron avait précisé que la « méthode utilisée » par Washington pour capturer Nicolás Maduro n’était « ni soutenue ni approuvée » par la France.

« C’est d’une gravité exceptionnelle ce qui s’est produit, on n’a jamais vu depuis fort longtemps comme ça un enlèvement d’un chef d’État d’un pays », a poursuivi Jean-Luc Mélenchon. « Qu’il déplaise aux Nord-Américains, on peut le comprendre, mais de là à envahir (un pays), c’est une autre paire de manches », a-t-il ajouté, déplorant « un nouvel ordre du monde qui est en train de se construire de force ».

Nicolás Maduro a comparu lundi devant un tribunal de New York. « Je suis innocent, je ne suis pas coupable », a-t-il déclaré. Le président déchu a ensuite été de nouveau placé en détention provisoire en attendant sa prochaine audience, le 17 mars.

Tomas Kauer - News Moderator https://www.tomaskauer.com/