L’armée israélienne annonce une mesure de surveillance électronique, visant les colons selon les médias
L’armée israélienne a annoncé autoriser la surveillance électronique de personnes sous le coup d’une mesure administrative de restriction de mouvement en Cisjordanie occupée, visant spécifiquement les colons violents selon les médias israéliens, alors que les incidents se multiplient depuis le début de la guerre à Gaza.
Dans son communiqué, l’armée explique que cette surveillance vise à s’assurer du respect de la mesure administrative. Selon Channel 12, la surveillance s’effectuera par bracelet électronique.
La mesure aurait été adoptée, selon le même média, sur demande du chef du Shin Bet (l’Agence de la sécurité intérieure), David Zini, pour endiguer la hausse de violences commises par des colons israéliens à l’encontre de Palestiniens en Cisjordanie. Sollicitée par l’AFP, l’armée a indiqué que la mesure s’appliquerait à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens.
L’organisation d’extrême droite Honenu, qui assiste juridiquement les colons accusés de violence, a qualifié la décision de « geste antidémocratique rappelant la conduite des régimes oppressifs ».
Des incidents dénoncés par les ONG
Israël occupe la Cisjordanie depuis 1967. Hormis Jérusalem-Est, occupée et annexée par Israël, plus de 500 000 Israéliens y vivent aujourd’hui, dans des colonies considérées comme illégales par l’Onu au regard du droit international, parmi quelque 3 millions de Palestiniens.
Depuis l’attaque sans précédent du Hamas palestinien en Israël le 7 octobre 2023, la violence de certains colons, notamment ceux installés dans des « avant-postes » illégaux selon la loi israélienne, s’est accrue et leurs attaques contre les communautés locales se multiplient.
Octobre 2025 a été le mois le plus violent depuis que les Nations unies ont commencé à recenser les violences des colons en 2006. Les agresseurs ne sont quasiment jamais traduits en justice, relèvent les ONG qui recensent les incidents.
En novembre, le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait dénoncé les agissements d’une « poignée d’extrémistes » juifs en Cisjordanie occupée et promis de s’occuper « personnellement » du problème des colons violents.

