« Option très forte » ou « négociation » avec l’Iran ? Donald Trump laisse planer le doute
Le président américain Donald Trump a déclaré dimanche que les dirigeants iraniens avaient appelé pour « négocier » après ses menaces d’opération militaire, alors que la République islamique est aux prises avec des manifestations massives contre le gouvernement. « Les dirigeants iraniens ont appelé » samedi, a indiqué Donald Trump à des journalistes à bord d’Air Force One, ajoutant qu’« une rencontre est en cours de préparation. Ils veulent négocier ».
Mais est-ce réellement la volonté des Américains ? Un peu plus tôt, face aux mêmes journalistes, Donald Trump avait affirmé que l’armée américaine étudiait des « options très fortes » concernant l’Iran, au moment où les craintes d’une répression meurtrière du mouvement de contestation dans le pays se renforcent. « Nous examinons la question très sérieusement. L’armée examine la question, et nous étudions des options très fortes. Nous allons prendre une décision », a dit le président américain. Le président américain a aussi prévenu que les États-Unis pourraient « devoir agir avant une rencontre ».
L’appel du fils de l’ancien chah d’Iran
Dans le même temps, le fils de l’ancien chah d’Iran et figure de l’opposition iranienne en exil aux États-Unis, Reza Pahlavi, a appelé dimanche les forces de sécurité iraniennes à « rejoindre le peuple », alors que le gouvernement tente de réprimer un vaste mouvement de contestation.
« Les employés des institutions publiques, ainsi que les membres des forces armées et de sécurité, ont un choix à faire : se tenir aux côtés du peuple et devenir des alliés de la nation, ou bien se rendre complices des meurtriers du peuple - et porter la honte et la condamnation éternelles de la nation », a écrit Reza Pahlavi sur son compte X.
S’adressant aux ressortissants iraniens « hors d’Iran », il a souligné que « toutes les ambassades et tous les consulats iraniens appartiennent au peuple iranien », appelant à « les orner du drapeau national de l’Iran », faisant référence au drapeau utilisé par l’ancienne monarchie iranienne renversée par la révolution islamique de 1979, à la place de celui de la République islamique.
Samedi à Londres, des centaines de personnes avaient manifesté devant l’ambassade iranienne, et un homme était parvenu à grimper sur le balcon du bâtiment pour remplacer brièvement le drapeau de la République islamique par un drapeau de l’époque de la monarchie.
Les inquiétudes grandissent sur une brutale répression en Iran, coupé du monde par un blocage d’internet, après de nouvelles vastes manifestations contre le pouvoir dans le cadre d’une mobilisation inédite depuis trois ans. Des ONG ont signalé plus d’une centaine de morts depuis le début du mouvement fin décembre.

