Violences urbaines: «Une minorité de jeunes qui n’ont rien à perdre», explique le sociologue Fabien Truong

Violences urbaines: «Une minorité de jeunes qui n’ont rien à perdre», explique le sociologue Fabien Truong
Après les graves débordements qui ont suivi le sacre du PSG le 31 mai dernier, comment expliquer que ces moments de célébration collective dégénèrent ainsi en violences ? Pour le sociologue Fabien Truong, professeur à l’université Paris 8 et coauteur de Grands ensemble, aux éditions La Découverte, ces violences « ne sont le fait que d’une minorité » des jeunes des quartiers populaires qui « n’ont rien à perdre, car ils sont pauvres ». « Les heurts, les destructions dans les beaux quartiers parisiens racontent surtout l’inégalité sociale », estime Fabien Truong. Il dénonce la politique « tout répressif », annoncée comme étant « des gesticulations à court terme », alors qu’il faudrait surtout, insiste-t-il, « accompagner cette jeunesse », réinvestir dans le social et l’éducation.