La signature d’un accord-cadre entre le Liban et Israël sous égide américaine, vendredi 25 juin à Washington, a ravivé les tensions politiques et populaires au pays du Cèdre. À Beyrouth, l’armée a dispersé des manifestations hostiles qui tentaient de bloquer des routes, tandis que les portraits de dirigeants iraniens étaient remplacés par des affiches « Le Liban d’abord », parfois incendiées. Une fracture avant tout politique, aux forts accents communautaires, oppose désormais partisans de la normalisation avec Israël et tenants de la lutte contre l'occupation.